10.08.2011

Violences au sein des couples homosexuels...? Mythes ou réalité?

 

La problématique des violences au sein des couples homosexuels reste largement taboue et méconnue. Divers éléments influent sur la sous-estimation ou la négation du problème :

-         Préjugés de genre ou hétérosexistes sont largement véhiculés sur ce phénomène par l’ensemble de la société. Des mythes subsistent comme notamment celui sur la « maltraitance mutuelle », selon lequel les membres d’un couple de même sexe font usage à part égale de la violence. Des idées reçues continuent également à véhiculer les fondements traditionnels des militantes féministes dans le domaine définissant la violence par essence comme sexuée et exclusivement masculine.

-         La communauté LGBT, elle-même, entretient la peur d’être doublement stigmatisée par le monde hétérosexuel et brandit la construction du couple homosexuel comme seul refuge contre une société discriminante; la vie en couple constituant LA valeur commune et générant le déni de violences en son sein. La communauté est restée longtemps silencieuse à ce sujet craignant que les courants homophobes ne se serve de cet argument de manière diffamatoire.

-         Ce phénomène soulève de vieux débats et controverses, notamment ceux des sphères privées et publiques concernant les mouvements de libération homosexuelle.

 

Pourtant, la violence au sein des couples homosexuels constitue un réel fléau de santé publique au même titre que la violence conjugale entre partenaires hétéros. Ainsi, la majorité des chercheurs s’entendent pour dire que la violence infligée par le partenaire dans un couple de gays ou de lesbiennes constitue le troisième problème de santé en importance, et ce, après l’infection au VIH et les abus d’alcool et de substances psychotropes. (Cf :Dire enfin la violence  - Louis Leclerc – Université de sociologie de Québec - 2007).

 

 

Les recherches effectuées sur les violences au sein des couples homosexuels indiquent un pourcentage égal voire supérieur à celles advenant dans les couples hétérosexuels. Sachant que les couples homosexuels avérés constituent 10% de la population, statistiques qui s’accroissent quand on prend en compte les pratiques homosexuelles au sein de la population, ces violences spécifiques sont donc suffisamment fréquentes pour ne pas les considérer comme « marginales » ou « exceptionnelles » par rapport à la violence homme-femme dans les rapports hétérosexuels.

 

Les homosexuels sont également sujets à une autre réalité de santé mentale; en effet, les statistiques tendent à le prouver : il existe 6 à 16 x plus de suicides commis par les adolescents homosexuels. Cumulé à la problématique des violences au sein du couple, nous sommes face à une aggravation possible des risques pour ce public spécifique (Cf :Michel Dorais, Mort ou vif, la face cachée du suicide chez les garçons, VLB éditeur, 2001).

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30.07.2008

Bilan masculin

Femmes-hommes : pourquoi ne parle-t-on jamais des hommes battus ?

LEMONDE.FR | 14.11.07 | 17h17  •  Mis à jour le 16.11.07 | 18h04

ouche : Combien d'hommes meurent chaque année sous les coups de leur femme en France ? Et combien de femmes meurent sous les coups de leur mari ?

Elisabeth Badinter : Nous avons au total pour l'année 2006, en augmentation par rapport à l'étude de 2004, 168 décès par homicide au sein du couple. Et dans ces 168 décès, il y a 137 femmes et 31 hommes. Ce qui veut dire qu'une femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son conjoint, et qu'un homme meurt tous les 11,5 jours sous les coups de sa conjointe. Donc il est incontestable que ce sont les femmes qui sont majoritairement victimes de la violence des hommes.

Au demeurant, je considère que la question des victimes masculines de la violence des femmes doit être posée. Parce que ce n'est pas nul. 31 hommes qui meurent sous les coups de leur femme, ce n'est pas rien. Or je constate qu'il n'y a aucune étude spécifique entreprise sur le sujet des hommes, et que la presse, dans son ensemble, et les chercheurs ne considèrent que les violences faites aux femmes, comme si l'autre n'existait pas. C'est cet aveuglement, volontaire ou inconscient, qui m'interpelle. Car j'y vois en particulier un parti pris idéologique grave, qui consiste à faire des femmes les uniques victimes de la violence.

Ireneka : Oui, il faut parler des hommes battus... mais n'est-ce pas aux hommes de prendre cette question en main, comme les féministes l'ont fait pour les femmes battues ?

Elisabeth Badinter : Justement, il me semble que la situation des hommes battus est encore plus indicible que celle des femmes battues. Parce qu'être un homme battu est tellement contraire à l'image de la virilité que c'est encore plus honteux pour un homme de se dire victime de violences féminines que pour une femme d'être victime d'un homme.

Il faut se souvenir que c'est parce qu'il y avait eu une campagne de presque toute la société pour encourager les femmes à surmonter leur honte et déposer plainte, que, peu à peu, les femmes ont fait le pas d'aller à la gendarmerie ou à la police. Avec beaucoup de difficultés, car cela doit être très douloureux.

Pour les hommes, c'est une démarche encore quasiment impossible, qui doit donc être prise en charge par la société également. Je voudrais souligner que nous avons quelques études très partielles sur ces hommes objets de violences féminines, et tous expliquent que déposer plainte est une horreur, car ils sont l'objet de ricanements et de déni. Pour nous tous, spontanément, on ne peut pas imaginer qu'un homme se laisse battre par une femme. Or il semble bien que même si les hommes sont plus forts que les femmes (ce qui n'est pas vrai dans tous les couples), les hommes battus n'osent pas réagir et n'osent utiliser la même violence à l'égard de leur compagne pour la faire cesser. Voilà pourquoi, à mon sens, cette affaire ne peut pas être prise en charge par les seuls hommes, mais ce sont les associations, les psychologues, et peut-être aussi un ministère quelconque de la parité, qui doivent prendre ce sujet en charge.

Picolo : Cette violence féminine n'est-elle pas, majoritairement, de la légitime défense ?

Elisabeth Badinter : C'est toujours l'argument avancé pour parler des violences féminines contre les hommes : elles sont violentes pour se défendre d'une première violence masculine. Je suis convaincue pour ma part que c'est souvent vrai, mais je suis aussi convaincue, par les témoignages que nous avons, que c'est loin de l'être toujours.

Suzy : Quel est le profil des femmes qui battent leur mari ? A quelle classe sociale appartiennent-elles ?

Elisabeth Badinter : Comme nous n'avons pas d'étude sur ces femmes violentes, on ne peut pas répondre à cette question, pourtant fondamentale. Il faudrait presque briser un tabou pour pouvoir aborder sereinement et avec toute l'objectivité nécessaire cette question-là, et nous ne l'avons pas fait.

Jean Grisel : Si on parle uniquement des violences physiques, étant donné que les hommes sont statistiquement plus forts que les femmes, on trouvera toujours plus de dégâts chez les femmes. Mais pourquoi oublie-t-on les violences spécifiques commises par les femmes, comme par exemple les enfants faits dans le dos, les fausses attributions de paternité, etc.

Elisabeth Badinter : Je ne pense pas que l'on puisse mettre à égalité les violences physiques et les violences psychologiques. Au demeurant, les rares études que nous avons sur les violences, notamment au Québec, qui est nettement plus avancé que la France sur cette affaire, montrent que la violence psychologique serait plus le fait des femmes, et la violence physique plus le fait des hommes.

Ny2008 : Dans de nombreux cas de divorces aux Etats-Unis, les femmes avancent faussement qu'elles sont victimes de violence pour obtenir des jugements avantageux. Qu'en est-il en France ?

Elisabeth Badinter : En France comme au Québec, nous savons, à titre d'exemple, que des femmes en instance de divorce ont accusé à tort leur conjoint de pédophilie sur leurs enfants pour avoir la garde de ceux-ci. Nous possédons un chiffre qui est partiel mais tout de même inquiétant : 17 % de ces plaintes ont été prouvées mensongères par les tribunaux. Voilà un type de violence qui n'est pas physique, qui est psychologique, et qui est une ignominie, pas suffisamment dénoncée à mon gré.

Christophe Lambert : Avez-vous eu des réactions violentes de femmes qui s'offusquent de vous voir lancer ce débat ?

Elisabeth Badinter : Oui, et notamment venant d'associations féministes qui s'occupent des femmes victimes de violences masculines. On me dit que je tendrais à noyer le poisson, à disculper les hommes en évoquant la violence féminine, comme si je les renvoyais dos à dos. Conclusion : je suis une traître au féminisme.

Westindies : Pourquoi ne parle-t-on pas plus de ces mouvements féministes qui font la promotion de la haine anti-hommes ? Il y a de plus en plus d'associations féministes qui organisent des débats interdits aux hommes.

Elisabeth Badinter : Pour ma part, je parle de ces mouvements haineux contre les hommes. J'ai écrit un livre qui s'appelle Fausse Route qui essaie de faire le point sur ces discours anti-hommes. Mais finalement, je pense que la majorité de nos concitoyens savent faire la part des choses. Au demeurant, je suis choquée que tous les 8 mars, jour de la Fête des femmes, tous les médias brandissent les statistiques des violences faites aux femmes, laissant entendre aux nouvelles générations de femmes que leur condition est celle de victimes, ce qui nourrit la méfiance, la peur, voire la haine à l'égard des hommes.

Christophe Lambert : Est-ce que depuis la publication de "Fausse Route" et le chapitre que vous consacriez à cette question les choses vous paraissent avoir changé ?

Elisabeth Badinter : La réponse est non, ça n'a pas beaucoup changé. Mais je m'attends tout de même à ce qu'on finisse par être un peu plus objectif et qu'on en vienne à s'intéresser à la violence féminine.

Christophe Lambert : Faites-vous un lien entre la violence féminine au sein du couple et la montée de la violence chez les adolescentes : une sorte d'accession ou de droit à la violence des femmes, en quelque sorte ?

Elisabeth Badinter : Je ne crois pas qu'on puisse dire les choses ainsi. En revanche, l'augmentation massive des violences physiques, notamment depuis le début des années 2000, est un phénomène global. Nous assistons à une montée de la violence contre les enfants, contre les gens âgés, entre les enfants et entre les adolescents. Et bien entendu, chez les femmes aussi. Que dans des situations extrêmement dures pour les adolescentes, dans les quartiers difficiles, les jeunes filles soient amenées à être de plus en plus violentes me semble une conséquence naturelle de l'oppression dont elles sont l'objet. Mais cela ne veut pas dire pour autant que les femmes, globalement, quand elles ne sont pas dans des situations drastiques, deviennent plus violentes.

Longsword : Vivant au Québec, j'ai pu constater les méfaits d'un féminisme virulent sur les hommes de ma génération (35-40 ans). L'homme, toujours coupable !! Pourquoi certaines femmes utilisent-elles la culpabilisation et la dévalorisation des hommes pour obtenir ce qu'elles veulent d'eux ?

Elisabeth Badinter : Parce qu'elles croient n'avoir pas d'autre moyen pour obtenir quelque chose. J'ajoute qu'elles sont dans le ressentiment et la haine des hommes.

Los : Y a-t-il une différence entre la violence dans les couples hétérosexuels et dans les couples homosexuels ?

Elisabeth Badinter : A ma connaissance, il n'y en a pas. Les quelques très rares études que nous avons tendent à montrer le même pourcentage de violences au sein des deux types de couple.

Los : Vous avez fait part des statistiques sur les décès, y a-t-il un autre moyen de quantifier l'ampleur des sévices hommes-femmes ?

Elisabeth Badinter : Oui. En vérité, on a beaucoup de chiffres. A part le pourcentage d'homicides, il y a tous les pourcentages de blessures. Par exemple, pour l'année 2005, il y a eu 8 869 plaintes de femmes de violences de la part de leur conjoint. Et 1 457 plaintes d'hommes de violences de la part de leur femme. Et en 2006, il y a une augmentation importante de cette double violence : 10 680 plaintes de femmes, soit une augmentation de 20 %, et 1 724 plaintes d'hommes, soit une augmentation de 18 %. Mais ce qu'il faut ajouter, c'est que nous n'avons là que les statistiques des plaintes, et qu'il semblerait que seulement 10 % des femmes et des hommes victimes de violences déposent plainte.

Suzy : Ne faudrait-il pas canaliser la violence des époux(ses) à l'extérieur du milieu familial ? Encourager les femmes à faire du sport, à devenir autonomes, affectivement et financièrement ?

Elisabeth Badinter : Je considère que les hommes ou les femmes violents sont des malades, qui ont besoin de soins. Mais il me semble indispensable d'encourager de toutes les façons les femmes à jouir de l'indépendance financière, pour avoir les moyens de s'en aller, de quitter le foyer conjugal avec leurs enfants si nécessaire. Il me semble aussi judicieux que les femmes apprennent à se défendre physiquement, parce que les violences ne viennent pas que du conjoint, et qu'il y a aussi toutes ces statistiques considérables de violences physiques hors de la vie familiale dont les femmes sont majoritairement victimes, à 90 %.

Ccc3 : Vous exposez le phénomène de la montée de la violence envers les hommes. Pour quelles raisons ce phénomène prend-il une telle ampleur ?

Malys : Est-ce que la violence faite aux hommes augmente ou bien est-ce simplement qu'on en parle plus ?

Elisabeth Badinter : Apparemment, personne n'en parle. C'est moi qui ai voulu en parler aujourd'hui. Je pense que si l'on encourage les hommes à déposer plainte et si l'on prend leur situation en considération, on risque d'avoir des surprises. Je ne veux pas dire pour autant qu'ils seront majoritairement victimes, mais je suis convaincue que le chiffre des violences faites aux hommes sera impressionnant.

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19.06.2008

Et les hommes battus alors?

Voici un blog qui nous a été renseigné:

http://soshommesbattus.blogspot.com

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11.06.2008

La vie en refuge

Voici un reportage réalisé au refuge de La Louvière. Ce documentaire clair et explicite nous renseigne sur la vie à l'intérieur d'un refuge pour femmes battues. Il existe peu de refuges en Wallonie et à Bruxelles mais des hôtels maternels et des centres d'accueil répondent également à la demande. La grosse différence est sans doute que les refuges sont secrets. Leur adresse restent secrètes pour des questions évidentes de sécurité.

http://127.0.0.1:8081/documents/11_Audio%20Video/112_Un-r...

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27.05.2008

Manipulateurs en 20 leçons

Je vous invite à surfer sur cette page: http://pervertus.skynetblogs.be/

Subtil mélange de nombreuses lectures ici clairement résumées. Références bibliographiques intéressantes!

C'est une passoire aux manipulateurs!

Pertinent...

15:20 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

22.05.2008

Atout PROCHES!

Merci, merci mille fois Laura de nous rappeler si clairement oh combien la famille proche peut jouer un rôle déterminant dans la décision et la réalisation des victimes de mettre enfin un terme à leur enfer conjugal!

Trop souvent la victime est isolée.... Ca fait partie de la stratégie mise en place par les auteurs de violences. Soit, il entame un réel travail de dénigrement de sa belle-famille, semant le doute dans l'esprit de sa victime sur les intentions de ses proches à son égard. Soit, au sein de sa belle-famille il fait passer sa victime pour une affabulatrice, une femme mal dans sa peau etc... S'octroyant le rôle du compagnon équilibré, sympathique... Nous en avons déjà parlé...

L'important est donc le rôle des proches! Soyez là. Simplement. Pour écouter, pour avalider et cautionner ce que la victime vous dira. Il suffit souvent d'une tierce personne qui renvoie à la victime le miroir dans lequel elle se voit enfin telle qu'elle est: une victime et que ce qu'elle vit n'est pas NORMAL. Cela semble tellement facile et pourtant, c'est efficace! Enfin, quelqu'un qui la croit! Quelqu'un qui compte pour elle qui la voit telle qu'elle est, dans sa douleur, sa souffrance, cette situation innommable. Même si pourtant elle ne réagit pas immédiatement, elle vous a entendu. Elle sait que vous savez et ça lui permet de sortir de ce cercle infernal entre elle et son bourreau. Vous êtes à présent deux contre un et ça c'est le début du changement probable.

Le lien familial même rompu reste un lien essentiel pour la victime. Pour de multiples raisons mais surtout pour une raison cruciale: le lien familial existait bien avant sa relation conjugale. La famille peut donc aisément renvoyer une image, des souvenirs etc... à la victime pour qu'elle réalise combien son comportement, sa façon de penser etc ont changé manipulés et façonnés par son bourreau. Soyez donc attentifs à laisser les portes ouvertes, à écouter, à scrupter les moindres appels au secours... aimer la pour ce qu'elle était, ce qu'elle est malgré elle devenue et surtout pour ce qu'elle va devenir quand elle recouvrera sa liberté.

Vous êtes son plus grand atout!

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18.03.2008

Du coeur aux urgences!

Assistant social et infirmier urgentiste, Monsieur Christian Riguelle a depuis toujours été interpellé par la question des violences conjugales  qu'il cotoie régulièrement dans le cadre de ses missions. Il nous a fait le plaisir de venir exposer ses constats, ses questionnements, ses attentes etc... sur la prise en charge des victimes par le service des urgences et ce, afin d'insuffler peut-être des changements nécessaires, de faire changer les mentalités pour optimaliser et spécifier la prise en charge des victimes de violences domestiques au sein des urgences hôspitalières et des équipes de soignants souvent peu formées à cette problématique.

Monsieur Riguelle:

 

1) On peut distinguer 3 formes de violence qui peuvent être parfois associées mais pas obligatoirement :

-La violence physique

- La violence psychologique

-La violence sexuelle

 

a) La violence physique : Les victimes se présentent ou sont amenées aux urgences pour des blessures situées surtout au visage et à l’abdomen. D’autres lésions de défense aux bras et aux jambes sont fréquentes. A l’examen physique, des blessures d’âge différent sont pour le soignant un premier signe d’appel pour un diagnostic de femme battue. Rarement, les victimes expliquent leurs blessures par des coups reçus. « La chute dans les escaliers » est la première au hit parade des mensonges fréquents et peu crédibles au vu des blessures. C’est un deuxième signe d’appel. Souvent l’auteur (mari, compagnon, amant) ne veut pas quitter la victime qu’il entoure avec un maximum d’attentions. Quand on lui demande de patienter à la salle d’attente, il peut devenir violent. C’est un troisième signe d’appel. Enfin, la répétition des admissions pour des chutes ou pour des accidents domestiques est un quatrième signe d’appel. Il me semble important de noter tous ces signes dans l’anamnèse. ( on y reviendra).

Je voudrais enfin rappeler que les gifles peuvent provoquer des décollements de rétine et des lésions du tympan. Il ne faut jamais oublier de poser des questions sur des troubles de la vue ou de l’audition.

 

B) La violence psychologique.

Quand les victimes rencontrent les urgentistes c’est souvent après de nombreuses années de souffrance. Ce sont les SMURS qui y sont souvent confrontés et là c’est parce que les victimes sont devenues bourreaux. Par exemple, ce vieux monsieur qui à bout après des années de brimades, de mépris, de rejet manifestés par son épouse, finit par la tuer avec son fusil. La victime peut finir aussi par se suicider dans ce qu’on appel souvent le « suicide punition ». C’est ce monsieur qui se pend derrière la porte par laquelle il sait que son épouse tyrannique va rentrer.  Aux urgences, les victimes de violences psychologiques sont admises pour des abus de médicaments ou d’alcool, ou encore pour un syndrome dépressif, voir des troubles de comportements.

La violence psychologique ne sera que rarement mise en évidence par la victime ni par la famille. Les signent d’appel ne peuvent apparaître que par une vraie écoute. (on y reviendra aussi).

 

C) La violence sexuelle.

 

Les violences sexuelles conjugales sont rarement diagnostiquées aux urgences. Les gynécologues sont appelés en cas de suspicion.  Les plaintes des victimes sont des douleurs abdominales, urinaires, vaginales ou anales. Des lésions de protections aux bras et aux jambes peuvent être un signe d’appel.

 

2) Quels sont les questions des soignants quand les victimes ne parlent pas spontanément de violences  intraconjugales ?  

a) Les infirmiers et infirmières qui accueillent un patient rédigent une anamnèse basées sur des questions ouvertes : Que s’est-il passé ? Où avez-vous mal ? etc…

La prise des paramètres et l’examen physique permettent une évaluation de l’adéquation entre les dires et les lésions.

Que faut-il faire quand les déclarations ne semblent pas correspondre aux constatations :

-         Faut-il poser de questions plus précises (questions fermées ?)

-         Faut-il noter ses doutes dans le dossier ? Ou n’en parler qu’au médecin ?

-         Faut-il exprimer ces doutes au patient ?

Dans les cas où un patient à un moment fait part d’une violence sexuelle conjugale, l’infirmier doit-il :

-         inciter la personne à porter plainte ?

-         noter cette agression dans le dossier ?

Pour les médecins se pose la question de savoir s’il faut proposer un certificat médical ou en attendre la demande ? La rédaction de ces certificats pose souvent problème et sera traitée cet après-midi.  

 

Toutes ces questions sont fondées sur la crainte du personnel soignant :

-         d’être en désaccord avec le secret médical.

-         De risquer des violences encore plus grave pour la victime.

 3) Des pistes d’amélioration 

Je terminerai cet exposé par quelques pistes que je vous livre en vrac :

 

-         les locaux plus adaptés pour l’accueil des patients et en finir avec les « box » séparés par des rideaux.

-         Du personnel médical et paramédical en suffisance jour et nuit.

-         Une vraie formation à la violence conjugale intégrée dés les études .

-         Une formation à la connaissance de soi pour les soignants car nous avons tous une histoire qui peut nous influencer.

-         Une clarification sur ce problème du secret médical.

-         Une nouvelle conception de l’anamnèse intégrant toutes les informations objectives et subjectives ainsi que les infos venant des SMURS ou des ambulanciers.

-         Un service psychosocial attaché spécifiquement aux urgences et appelable nuit et jour.

 

Merci pour votre écoute ou votre lecture."

Merci Monsieur Riguelle pour cet échange oh combien éclairant et intéressant

 

14:56 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |  Facebook |

19.02.2008

Femmes maltraitées: 1ère classe!

Depuis le 1er janvier, les conditions d'octroi à un logement social ont subi un vériable lifting en Wallonie!

La procédure a été simplifiée et permet aux personnes qui quittent un logement pour cause de violences conjugales d'être intégrées dans la première catégorie des demandeurs.

Les victimes sont donc classées en ordre utile et prioritairement!

Quelle bonne nouvelle!!!!!

14:51 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note |  Facebook |

15.02.2008

Campagne "aimesansviolence"

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Magnifique campagne que celle qui vient d'être lancée par la Direction de l'Egalité des chances de la Communauté française à destination des jeunes couples dans lesquels la violence s'immisse de plus en plus tôt ....

Vous y trouverez notamment:

"Le témoignage de Lola

La violence que j’ai vécue…

Je m’appelle Lola.

Au moment où je l’ai rencontré, j’allais avoir 15 ans.
Il m’a très vite captivée parce que j’étais tout pour lui : son coin de paradis, son évasion, sa petite femme. Il me couvrait de tendresse, d’amour, de rêve.

On s’aimait très fort et j’étais prête à tout pour le garder. Alors, j’acceptais des choses que je pensais normales à l’époque : je ne pouvais plus faire la bise aux garçons ni porter de jupes, ne plus être en retard, ne plus sourire à mes amis masculins, ne plus sortir dans certaines soirées, ne plus fréquenter certaines amies qui, selon lui, m’influençaient négativement,...

Quand quelqu’un me draguait, il empoignait la personne puis me traitait de tous les noms devant tout le monde parce que, selon lui, je le provoquais.

J’étais toujours celle qui faisait mal les choses : un jour j’étais trop sexy, un autre je me cachais sous des vêtements et n’étais plus « aussi belle qu’avant » !

Je ne pouvais pas trop parler en société parce que « je lui faisais de l’ombre ».

Il regardait dans mon GSM, fouillait mes tiroirs et n’acceptait pas que je garde des souvenirs du passé.

Quand on se disputait, il me disait que je mentais, que je n’étais déjà plus vierge quand on s’est rencontré.

Il utilisait en fait toutes les choses douloureuses de ma vie. Il savait ce qui me touchait et les utilisait sans s’en inquiéter.

Bien sûr, après chaque dispute, il s’en voulait. Il disait qu’on ne pouvait pas se séparer, que ce n’était pas possible, qu’il m’aimait, qu’il ne fallait pas que je parte, que ça ne recommencerait jamais… Mais ça recommençait TOUJOURS.

Au début, je niais la vérité auprès de mes proches qui se doutaient de ce qui m’arrivait.

Je refusais leur aide. Maintenant, je les remercie d’avoir eu le courage de ne pas m’avoir laissé tomber.

En fait, je pense que je me sentais à la fois coupable de rester avec lui et, en même temps, je pensais que les gens ne me comprendraient pas. Alors je préférais dire : « Mais non, tout va bien ». Je vous assure, c’est très difficile de partir parce la peur et l’espoir se mélangent tout le temps. J’ai espéré qu’il change, qu’il redevienne celui qu’il était avant.

Et puis un jour, il m’a frappée. Il m’a fait tomber par terre puis m’a sauté sur le dos, pieds joints.

Je ne bougeais plus. Je voulais qu’il appelle une ambulance.

Il refusait.

Il m’a ordonné de me lever et me menaçait de se tuer.

A la fois, j’aurais voulu qu’il se sente coupable de ce qu’il m’avait fait, et en même temps, je ne voulais pas le culpabiliser.

Malgré les conseils de mon médecin, je n’ai jamais porté plainte parce que je pensais stupidement qu’on ne porte pas plainte contre son mec. Je pensais naïvement que puisqu’il m’aimait, il redeviendrait comme avant. Mais on ne change pas les gens même si on les aime et tout ce qui se profile à l’horizon, c’est du pire.

Je suis restée quatre ans avec lui en me demandant sans cesse s’il m’aimait vraiment. Si sa violence allait cesser. Si on allait s’en sortir.

J’ai tout essayé. On a été chez le psychiatre ensemble. Au début, il ne voulait pas y aller parce qu’il disait qu’il n’avait pas de problème. Je lui disais que c’était juste pour moi, alors il a accepté qu’on aille à deux. On s’est éloigné pendant 6 mois pour respirer en se disant que ça irait peut-être mieux, mais ce n’était jamais mieux. J’avançais la peur au ventre dans ce couple qui était pourtant très important pour moi, sans doute parce que c’était le premier garçon avec qui j’avais fait l’amour.

Un jour, je l’ai quitté. Et puis, je suis revenue. Et ça a recommencé… Un peu différemment… Et ça a encore recommencé. Et j’ai compris que ça n’allait jamais s’arrêter !

Puis, heureusement, je me suis décidée et je suis partie définitivement. Et là, j’ai commencé à revivre pour de vrai." 

Tiré du site www.aimesansviolence.be

 

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11.02.2008

URGENCES STORY

Oui, toute une histoire! L'accueil aux urgences, tout le monde l'a déjà vécu. C'est jamais agréable, on manque souvent d'information sur ce qu'on va y faire, combien de temps on va y rester, si on va ressortir...

Imaginez vous un instant cette expérience dans le cadre des violences conjugales. Madame arrive au service des urgences... tuméfiée, effrayée, souffrant physiquement et moralement. Ce service est-il adapté socialement à entourer cette personne des soins les plus appropriés en lui garantissant au moins un peu de confidentialité et de discrétion????

Nous ne répondrons pas à cette question. En tout cas pas tout de suite...

Nous vous donnons rendez-vous le 28 février prochain au Campus provincial de Namur pour en discuter en toute interdisciplinarité.  Au programme:

heures titre orateur
08.45-09.00 accueil et inscriptions
09.00-09.30 Expérience-vécue et introduction générale Mr. C. Riguelle
Infirmier Urgentiste, CHR-Namur
09.30-10.00 Cycle de la violence, approche sociologique Mme A-M. Offermans
Sociologue Expert-Auteur de l'étude SSMG
10.00-10.30 Enquête de Santé Publique (Hôpitaux) Dr. Desantoine SPF Santé Publique (D.G.1)
10.30-10.45 Quest/Rep
10.45-11.00 Pause
11.00-11.10 Mot de bienvenue Autorité Provinciale
11.10-12.00 Emploi du " Kit Viol " (Atelier 1) Mme Marcotte  Institut
de Criminalistique
12.00-12.30 Analyse policière Policier
12.30-13.30 Lunch
13.30-14.30 Rédaction de certificats médicaux  ( Atelier 2) Dr. Léo Pass
Expert WVVH
14.30-15.30 Accueil en aval du service des Urgences
hospitalières (Atelier 3) Mme F. Lobet   Cellule " ça vaut pas l'coup "(Auvelais) et Mme Quinart Cellule La Bulle
(Chimay)
15.30-16.30 Accueil Psycho-Social  (Atelier 4) Mme M-F
Goffin    Mme V.Cuypers   Mme I.Ramoisy Mr. L.
Istace Directrice Maison de Justice (Namur) Assistante de
Justice Assistante Sociale (SAV, Zone de Police
Sambre&Meuse) Service d'aide aux justiciables
16.30-16.45 Conclusions Mme I. Paul & Mme C. Juste et Dr. JM Servais
Cellule Egalité des Chances (Prov.Namur) BUSS (Prov. Namur)
 

Ce sujet mérite amplement toute l'attention puisque l'on sait qu'1/3 des cas de maltraitances domestiques sont mis en lumière via le service des urgences hospitalières.

Renseignements: egalitedeschances@province.namur.be

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28.01.2008

Violences à la loupe

Jeudi soir j'ai donc assisté à la conférence de Monsieur P. Traube qui présentait son livre "Violences: côté face et profil".

Son intervention était plus qu'intéressante notamment dans le fait qu'il abordait 4 postulats intimement liés aux violences. Attention, la violence ici est déclinée dans sa globalité, dépassant le cadre des violences entre partenaires qui nous concernent sur ce blog.

Petit zoom sur certains points qu'il a exploré et qui pourraient nous être bien éclairant:

1. D'après P. Traube, la violence ne s'explique jamais avec une cause unique. C'est plutôt une accumulation de causes. Ce qui rend le phénomène de la violence multi-causal. Les facteurs expliquant la violence sont de plusieurs nature: favorisants, déclenchants, renforçants. Il explique notamment que la première chose que fait la police en arrivant sur le lieu d'une intervention est de dipspercer la foule qui est dans ce cas précis un élément renforçant la violence.

2. Une personne n'est pas violente. La violence n'est pas un trait de caractère, n'est pas un attribut de la personne mais le produit d'un dysfonctionnement humain entre au moins deux personnes. La violence est entre les gens et pas en eux. C'est pour lui un mode de communication là où il n'en existe aucun autre. les auteurs de violences ont donc des pulsions agressives et utilisent la violence existant entre deux personnes pour communiquer!

3. Si on veut agir sur la violence, il faut pouvoir comprendre comment elle fonctionne; son processus, les tenants et aboutissants de la situation. Distinguer l'acte agressif du conflit qui le soustend. Pour agir sur la violence et faut agir sur le fonctionnement.

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23.01.2008

Violences et regroupement familial

ENFIN...  voilà une proposition de loi attendue par de nombreuses femmes doublement victimes: victimes de violences conjugales et victimes d'être directement liées à leur mari à cause de leur statut de "regroupement familial". Cette proposition  de loi vise à ce que ces femmes soient protégées dans leurs démarches si elles décident de porter plainte contre leur mari... elles ne risqueraient plus d'être directement répudiées et de recevoir illico par leur conjoint leur billet retour dans leur pays d'origine et pourraient également rester au domicile conjugal!

On avance....

Proposition de loi visant à protéger de l’expulsion la personne victime d’actes de violence physique de son partenaire dans le cadre du regroupement familial. (déposée par Mme Linda Musin, Messieurs Yvan Mayeur et André Frédéric)  Le regroupement familial est la possibilité donnée à des membres d’une famille séparés entre plusieurs pays de se retrouver.  S’il n’existe pas réellement d’information fiable disponible quant aux motifs de l’immigration, il est de tradition  de considérer le regroupement familial comme la principale source d’immigration depuis 30 ans. Ainsi, on peut observer que sur les 30.524 visas de longue durée (autorisation de séjour de plus de 3 mois) délivrés en 2005 par la Belgique, plus de la moitié concernaient des regroupements familiaux.  La loi du 15 décembre 1980 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers, modifiée par la loi du 15 septembre 2006, fixe les modalités de la procédure et les conditions auxquelles doivent répondre les candidats au regroupement familial.  Le regroupement familial vise d’une part la famille étrangère de ressortissant non EEE en séjour légal sur base de l’article 10 de la loi susmentionnée et d’autre part la famille étrangère de citoyen belge ou de ressortissant EEE en l’article 40. En raison de la distinction établie entre ces deux catégories de ressortissants candidats au regroupement familial, le présent texte ne vise que les bénéficiaires du regroupement familial sur la base de l’article 10.  Une fois la demande introduite, la décision visant l’autorisation de séjour doit être prise dans les 15 mois (9 mois puis deux fois 3 mois). La durée du titre de séjour varie en fonction du statut auquel est rattaché l’étranger rejoint :-         si ce dernier dispose d’un séjour illimité, la durée du titre de séjour sera provisoire et de 3 ans ;-         si ce dernier dispose d’un droit de séjour limité, l’autorisation de séjour reçu par les arrivants sera de la même durée.  Un droit de séjour définitif et surtout autonome ne sera reconnu aux bénéficiaires du regroupement familial qu’à l’expiration du titre provisoire susvisé.  Selon le législateur, cette durée limitée et provisoire du titre de séjour se justifie par la volonté de lutter contre les mariages de complaisance. Effectivement, durant la période de validité du titre de séjour provisoire, en vue de sa prorogation, de son renouvellement ou de sa mutation en fin de période de validité en un titre d’établissement définitif, des contrôles sont effectués par des agents de police devant vérifier si l’étranger accueilli sur le sol belge remplit bien les conditions justifiant le regroupement familial. Une de ces conditions, la plus fréquemment vérifiée, est celle de l’effectivité de la vie conjugale et familiale.  Le législateur justifie cette condition par la nature même du regroupement familial qui vise « à permettre la reconstitution ou la création d’une cellule conjugale ou familiale sur le territoire belge, et est donc fondé sur la volonté des personnes concernées de vivre ensemble ». Le législateur a ainsi prévu qu’ « en cas de rupture de l’effectivité de cette vie conjugale ou familiale, démontrée notamment par une séparation de fait, la situation des membres de la famille doit pouvoir être revue ».  Il est donc clairement établi que si les personnes visées n’entretiennent pas ou plus de vie conjugale le droit de séjour du conjoint qui a rejoint peut être refusé, retiré ou ne pas être prolongé.  La preuve de l’entretien effectif de la vie conjugale passe le plus souvent par la cohabitation des personnes concernées. Si cette condition de cohabitation peut se justifier comme il l’a précédemment été dit, par la volonté de contrer les abus, elle a malheureusement des effets pervers.  Le premier de ces effets, inhérent à ce type de système, est la dépendance administrative du conjoint en situation temporaire vis-à-vis du conjoint rejoint. Cette situation est facilement propice à toutes sortes d’abus, de pressions et de chantages.  Cette dépendance peut effectivement s’avérer problématique lorsque l’étranger rejoint se livre par exemple à des faits de violence conjugale à l’égard de son conjoint. Ce dernier, ainsi violenté, peut en effet être soumis à cet horrible chantage : soit il se résigne à accepter les coups pour pérenniser cette vie conjugale effective et ainsi continuer à remplir légalement les conditions dont dépend son titre de séjour, soit il les refuse, décide alors de rompre la vie conjugale avec son partenaire violent et dans ce cas doit assumer le fait qu’il ne remplit plus les conditions exigées au regroupement familial et peut donc perdre son droit de séjour.  Comment notre société peut-elle accepter que des personnes, en majorité des femmes, soient dans la douloureuse obligation d’accepter de subir ces violences de peur de perdre leur droit de séjour ?   Pour reprendre l’exposé des motifs qui servit en 2002 à motiver le projet n°50-1693 aujourd’hui devenu la loi du 28 janvier 2003 visant à l’attribution du logement familial au conjoint ou au cohabitant légal victime d’actes de violence physique de son partenaire, il est important de rappeler que depuis longtemps « la Belgique s’est engagée dans un processus de condamnation claire de la violence conjugale et a développé des programmes apportant des réponses précises, un plan de la prévention, de la sanction et de l’assistance aux victimes. » Pour les auteurs, cette obligation d’assistance aux victimes de violence conjugale doit évidemment également comprendre ces personnes en possession de titre de séjour temporaire. Pour rencontrer cet objectif, il est indispensable de permettre à ces femmes de se protéger et cela ne peut évidemment se passer que par la rupture de la cohabitation avec le conjoint violent.  Actuellement, l’article 11, §2, dernier aliéna de la loi du 16 décembre 1980 dispose que « le ministre ou son délégué prend particulièrement en considération la situation des personnes victimes de violences dans leur famille, qui ont quitté leur foyer et nécessitent une protection. Dans ces cas, il informera la personne concernée de sa décision de ne pas mettre fin, sur la base de l’alinéa 1er, 1°, 2° ou 3°, à son séjour ». Clairement, actuellement, si une victime de violences au sein de son foyer rompt la vie conjugale effective avec son partenaire rejoint, il appartient au seul ministre la faculté de ne pas mettre fin au titre de séjour de la personne concernée. Ne pas garantir à la victime que sa décision en matière conjugale ne portera certainement pas préjudice à son autorisation de titre de séjour, revient à ne pas lui assurer une réelle protection et assistance. Les auteurs de la présente proposition souhaitent logiquement que soit retiré au ministre ce pouvoir d’appréciation. Il semble effectivement primordial de réellement, donc de systématiquement, protéger ces victimes d’une part des violences subies et d’autre part de la possibilité d’être expulsées. Il est donc proposé de créer une impossibilité légale de mettre fin à un titre de séjour lorsque la personne visée a subi des violences.  Les violences visées dans la présente proposition sont celles définies aux articles suivants du Code pénal : articles 375, 393, 394, 397, 398 à 400, 402, 403 et 405. Il semble pertinent aux auteurs du présent texte de se référer aux même faits que ceux qui permettent actuellement au juge de paix de fixer les résidences séparées et d’attribuer la jouissance de la résidence conjugale à la victime de ceux-ci et ce conformément à l’article 1447 alinéa 2 du Code civil tel que complété par la loi du 28 janvier 2003 susmentionnée.

WAIT and SEE...    

12:02 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

ah enfin... de retour!

Voilà, voilà, après quelques longs mois d'absence pour cause d'un petit 3kg à mettre au monde, me revoici enfin derrière mon clavier pour essayer d'éclairer avec vous le long chemin qui mène à la compréhension des violences conjugales et mène surtout à l'issue de celles-ci!

 Pour ceux qui habiteraient dans la région namuroise, demain soir, il y a une conférence -débat sur "Violence, même au sein des familles, une fatalité?" par Patrick TRAUBE. C'est à 20heures faculté de médecine (M6) place du palais de justice à Namur.

11:47 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

11.09.2007

Pas de 21ème fois pour Magda!

Voilà ce que répercutait la presse ce matin... 

"Magda exécutée par son ex-mari

Ce lundi, vers 7 heures, il l’attendait et l’a abattue alors qu’elle sortait de chez elle, à Ganshoren. Ils étaient séparés depuis dix ans mais Saïd la harcelait toujours

Réveil violent pour certains des riverains du 317 de l’avenue Charles-Quint, à Ganshoren ce lundi matin. Vers 7 heures, plusieurs d’entre eux ont entendu des coups de feu. Suffisant pour prévenir la police.

D’autant qu’entre-temps, dans le hall d’entrée de l’immeuble à appartements du 317, le corps d’une femme était découvert. Gisant dans son sang. Elle avait été abattue de plusieurs coups de feu tirés par une arme de gros calibre.

La victime est très vite identifiée par les témoins sur place. Elle se prénomme Magda, est âgée de 37 ans et habite avec sa fille de 13 ans au 5e étage de l’immeuble. Quant au principal suspect, il ne serait autre que Saïd, 41 ans, l’ex-mari de Magda dont elle est divorcée depuis 2000 et qui vit à Asse. Une hypothèse pour les enquêteurs. Une certitude pour les proches de la victime.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Magda sortait de chez elle pour aller travailler. Auparavant, elle avait laissé sa fille chez sa sœur qui habite le même immeuble qu’elle. Arrivée dans le hall d’entrée, elle était attendue par son ex-mari qui a fait feu à plusieurs reprises dans sa direction. Elle s’est alors écroulée et, selon certains témoins, elle aurait encore eu la force de murmurer le prénom de Saïd comme étant son agresseur. Avant de succomber.

Dès son forfait commis, le suspect aurait pris la fuite en direction du centre-ville. Mais les premiers éléments recueillis sur place ne laissaient que peu de place au doute : l’homme ressemble à Saïd. Hier, en fin d’après-midi, il était toujours recherché.

Le mobile du crime n’est pas clairement établi mais les relations entre Magda et Saïd étaient loin d’être au beau fixe. Il aurait notamment incendié deux voitures de son ex-femme et la harcelait depuis des années."

Ce que ne nous dit pas la presse, c'est que cette dame avait à 20 reprises été porter plainte au commissariat de police en 7 ans, victime de harcèlement psychologique! Elle craignait pour sa vie.  

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31.08.2007

Parrainage spontané!

Reconnus non plus comme témoins indirects des scènes de violences intrafamiliales mais bien comme victimes directes des violences conjugales, avec toutes les répercussions psychologiques, les troubles affectifs et sociaux qui en découlent etc... les enfants sont aujourd'hui au centre de toutes les préoccupations des professionnels qui ont a gérer le fléau des violences intrafamiliales.

On admet enfin que les enfants présents et non présents aux scènes de violences en souffrent de toute façon directement, conscients des tensions, des non-dits, des lourds silences, des rapports inégaux entre leurs parents... Pire encore, on commence à évaluer l'impact de cette violence sur leurs propres comportements lorsqu'ils deviennent adultes. Le constat est accablant: beaucoup reproduiront cette violence à leur tour.

Quand la victime est prise en charge par la police, l'assistante aux victimes, un centre spécialisé, un service adéquat... les enfants suivent leur maman mais ne bénéficient pas ou peu d'attention, de soutien, d'aide particulière adressée rien qu'à eux! Quand madame doit entamer des démarches juridiques, financières, professionnelles pour assurer son avenir et celui de ses petits, les enfants continuent à ressentir la lourdeur de cette histoire de couple et perçoivent toute la douleur et la souffrance de leur mère.

Bref, il manque des espaces pour que ces enfants soufflent, se changent les idées, évacuent leur stress. Des lieux où la logique de couple, de la famille n'est pas basée sur la violence, la peur, la dominance mais bien sur une relation homme-femme équilibrée.

Tout comme il manque des moments où la maman peut se retrouver un peu seule, se ressoucer etc.

C'est pourquoi nous essayons de mettre en place un système de parrainage tout à fait anonyme et spontané basé sur l'envie de famille d'ouvrir leur foyer accueillant et agréable le temps d'un mercredi après midi ou d'un samedi à des enfants victimes de violences intrafamiliales. Juste le temps que maman souffle, puisse effectuer ses démarches tranquillement le coeur apaisé de savoir ses enfants pris en charge. Offrez leur un cadre de référence, un peu d'affection, l'enthousiasme de vos enfants... sans contrainte ni obligation hebdomadaire, juste une fois, juste quelques fois, juste comme cela.

 Pour en savoir plus contactez-nous via cette adresse email.

15:24 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

Happy end!

Voici des messages qu'on aimerait recevoir plus souvent! La caractéristique du traitement des violences conjugales réside dans le fait que rien n'est jamais réellement acquis. On avance à petit pas avec les victimes, elles finissent quelque fois par quitter leur bourreau mais cette décision reste la plupart du temps très fragile. L'auteur des violences trouve vite la faille, le mot, l'émotion, l'occasion pour réamadouer sa victime et l'attirer de plus belle dans ses filets. L'emprise existe depuis tellement de temps, l'énergie de la victime est tellement tenue... Il faut parfois des années et des années d'accompagnement, d'écoute, d'encouragement pour qu'un jour on puisse apprécier le genre de petit message qui suit:

"J'ai eu le courage de le quitter (ça fait 2 semaines), mais c'est moi qui ai dû partir, il garde tout ce que l'on a acquis en 17 ans de vie commune et se fait passer pour une victime auprès de tout le monde, il y réussit car il a tjs eu l'air d'un ange en société...
Je dois tout recommencer à zéro... à 50 ans ça va pas être facile, mais j'y crois. Je suis heureuse d'avoir compris ce qui m'est arrivé et d'avoir découvert son vrai visage, j'ai cru longtemps que c'était moi qui ne faisait pas ce qu'il fallait pour le rendre moins insatisfait. En fait, il s'est tjs servi de moi comme "faire valoir" et je n'existait que lorsqu'il pouvait me vampiriser de l'énergie. Je suis partie avant de m'éteindre complètement. "

 

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05.07.2007

Parler pour ne plus subir

Un groupe de paroles pour femmes victimes de violences entre partenaires commencera en octobre prochain à Namur.

En toute discrètion, venez partager votre expérience, trouver un réconfort, des oreilles attentives, un soutien psychologique à l'enfer que vous vivez ou avez vécu.

C'est gratuit et accessible sur simple inscription soit via ce site soit au 081/72-95-84.

 

 

15:52 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note |  Facebook |

26.06.2007

Chantage à demeure(2)

Voici un complément d'information très intéressant qui nous est proposé par STFH. Tout grand merci.

 

"Ce n'est pas si simple dans le cas d'un contrat de bail signé par le mari et la femme ou par les 2 personnes vivant en cohabitation légale. Même si l'un des deux souhaite rompre unilatéralement le contrat de cohabitation ou souhaite le départ de la personne violente, cette dernière a toujours un droit de regard sur le logement et l'expulsion, même avec violence aggravante, n'est pas forcèment accordée immédiatement. De plus, il faut trouver un terrain d'entente avec le bailleur afin qu'il accepte que le contrat soit repris sur un seul nom. Au niveau du tribunal, même avec plainte à l'appui, il y a enquête et voir même médiation( lors d'une acquisition d'une maison).
En ce qui concerne le conjoint occupant sans titre, ni droit le logement, le délai de 3 semaines est (et je ne veux pas décourager) vraiment un minimum . " STFH

14:50 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

22.06.2007

Chantage à demeure

Exposons le cas présenté par monsieur X.

Il a une amie qui subit de graves violences physiques par son mari au point que le juge a décidé de l'exclure de son domicile pour une durée déterminée. Le couple a acheté une maison mais l'auteur des violences refuse de respecter ses engagements financiers et met la pression. Madame pourrait rachèter sa part si elle retire ses plaintes sur les agressions commises par son bourreau. Monsieur X demande quelles sont les chances de pressions du bourreau car la victime sait qu'une fois les biens perdus, il restera toujours dans son élément d'alcoolisme violent et que des représailles peuvent intervenir.

 

Penchons-nous un peu sur que prévoit le code civil. La manière de résoudre ce cas bien précis dépend déjà d'une chose importante: quel est le lien qui unit monsieur et madame? Sont-ils mariés, cohabitants légaux, ou ont-ils passé la tontine auprès d'un notaire pour l'achat de la maison?  

Le code civil prévoit qu'en cas, comme ici, de violences reconnues, la jouissance (l'utilisation) de l'habitation soit attribuée à la victime. Mais, malheureusement, rien ne contraint Monsieur de payer sa part de remboursement pour le prêt sauf si il est stipulé dans un contrat d'achat de maison que monsieur paie telle somme et madame autant. Ce qui arrive très rarement. Donc, la seule chose que madame peut faire pour se protéger dans un premier temps est de demander auprès du tribunal de première instance une sortie d'indivision. Si le couple n'est pas marié mais qu'il vit dans la cohabitation légale, un de deux peut se rendre à la commune et décrèter une rupture unilatérale pour se protéger des actes de toute nature qui seraient ultérieurement commis pour monsieur.  Les choses sont donc très compliquées en cas de co-propriété.

Situation plus évidente pour les personnes locataires qui ont accepté de partager leur vie avec un homme/femme qui s'avère s'être transformé en auteur de violence. Dans ce cas précis, le preneur (celui qui a signé le contrat de location) peut demander par requête au juge de paix d'expulser son conjoint qui occupe sans titre, ni droit son logement. C'est une question de deux-trois semaine et la personne violente est  rééllement  priée de faire ses valises.

 

La question de Monsieur X est de savoir jusqu'où les pressions peuvent amener Madame. Le harcèlement moral d'un auteur de violence est monnaie courante. Le chantage également. Madame doit se préparer à ce que Monsieur fasse preuve de ruses en tout genre et d'imagination sans borne pour lui pourrir la vie même écarté du domicile. Il me semble important qu'elle ne cède pas à ses pressions. Maintenir sa plainte constitue la première pièce au dossier contre Monsieur. Cette plainte arrivera au Parquet, si ce n'est pas déjà le cas et Monsieur sera convoqué par un procureur. Parfois, ça suffit pour en calmer quelques uns pendant un petit temps parfois non. Mais, la plainte elle reste dans le dossier de Monsieur qui risque de plus en plus s'il décide de récidiver. Porter plainte n'est pas facile, c'est important que la courageuse démarche de madame existe bel et bien quelque part dans un dossier soigneusement gardé au Parquet.   


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Réconfort au 107

Partout en Wallonie, une ligne téléphonique GRATUITE est mise à disposition de toute personne dans le besoin.

Envie de parler, de se soulager, d'avoir l'avis, les conseils ou le soutien de personnes formées et spécialisées: FORMER le 107.

Le 107 vous réoriente également vers d'autres services existant selon vos demandes et attentes.

Le 107 est  accesssible 24h/24h.

Confidentialité et anonymat garantis!

11:52 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

21.06.2007

Violences en statistique

 

 


 
 
 
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Questionnés sur leurs perceptions de la violence conjugale, les Belges francophones ont exprimé des avis assez nuancés : sans, bien entendu, vouloir ni justifier ni excuser certains types de violences conjugales, ils ont répondu que sous certaines formes elles sont parfois « compréhensibles », ou, en tout cas, « qu’il est possible d’imaginer qu’elles puissent arriver dans un couple ». C’est essentiellement le cas des violences verbales (grosses disputes, insultes...) et, dans une certaine mesure, du contrôle de l’occupation du temps de l’autre. Bouder l’autre - c’est-à-dire ne plus lui parler - semble également ne pas constituer un délit conjugal « inadmissible ». Par contre, tous les types de violences physiques ont été sévèrement condamnés par les personnes interrogées : tant les coups que les bousculades et les séquestrations sont, de leur point de vue, inadmissibles.
Hurler, insulter, pas trop grave
Nous avons pu constater que les opinions du public varient très peu d’un sexe à l’autre, ou encore selon l’âge des personnes interrogées (tout au plus constate-t-on que les plus jeunes banalisent davantage la violence orale (« hurler », « insulter »...) mais ils n’en restent pas moins aussi intransigeants que leurs aînés pour ce qui concerne la violence physique.

À la question : est-ce que ce sont les femmes ou les hommes qui sont prioritairement victimes de violence conjugale morale, les personnes interrogées estiment dans 1 cas sur 2 (49%) que ce sont autant les hommes que les femmes qui en sont affectés et 45% jugent que les femmes sont prioritairement concernées. Par contre une quasi-unanimité (80%) pense que les femmes sont les principales victimes de la violence conjugale physique. Les estimations moyennes de la fréquence des violences conjugales diffèrent sensiblement selon leur niveau de gravité perçu ; selon nos interlocuteurs : environ 1 couple belge sur 2 (45 %) serait sujet à des violences conjugales jugées « compréhensibles » (p.ex. de grosses disputes verbales, sans violence physique ; un peu moins d’1 couple sur 3 (32 %) serait sujet au moins occasionnellement à des violences conjugales considérées comme « inacceptables » (pour rappel, principalement des violences physiques, violences physiques portant principalement sur les femmes).

Près de 3 Belges francophones sur 10 (29%, soit 26% des hommes interrogés et 32% des femmes sondées) connaissent dans leur entourage un ou plusieurs couples confrontés à de la violence conjugale jugée « inacceptable ». Comment réagissent les personnes qui connaissent ou suspectent des cas de violence conjugale grave dans leur entourage ? Le dialogue constitue la démarche de très loin la plus fréquente. Les recours légaux (dépôt de plainte, police...) ne représentent donc qu’une infime minorité de cas, tout comme la suggestion de consulter des centres d’aides spécialisés. Priorité donc au dialogue. Et il semblerait qu’en parler constitue souvent une première approche efficace : 55 % des personnes qui ont adopté cette démarche estiment qu’elles ont obtenu des résultats positifs (5 % « très satisfaisants » et 50 % « assez satisfaisants »). Dialoguer ne contribue que rarement à envenimer les choses : en effet, 7% estiment que le dialogue a eu des effets « assez négatifs » et 1 % à peine des effets « très négatifs ». L’idée que la violence conjugale ne concerne que certaines catégories bien délimitées de la population est assez répandue. 30 % des interlocuteurs estiment que ce sont surtout les milieux défavorisés (« milieux modestes », « milieux peu instruits ») qui sont confrontés à ce problème ; 15 % mentionnent également les couples ayant des difficultés financières ou victimes du chômage. Près d’une personne interrogée sur deux estime que la violence conjugale n’affecte que les catégories « économiquement faibles » de la population. Environ 20 % estiment que la consommation excessive d’alcool dans les couples ou chez l’un des partenaires est un facteur entraînant une augmentation de la violence conjugale (voir tableau ci-contre, page 10). À peine 1 interlocuteur sur 3 perçoit correctement la réalité de ce problème (réalité objectivée par des études menées dans plusieurs pays), à savoir que la violence conjugale affecte toutes les classes sociales dans des proportions équivalentes (à peine 6% estiment que la violence conjugale affecte principalement les classes sociales plus favorisées (« moyennes » ou « aisées »).
 

51 % pensent que la violence a augmenté
Les Belges (francophones) pensent que ce problème n’affecte pas davantage notre pays que ses voisins. Cette perception tranche par contre fondamentalement avec le ressenti de l’évolution de la violence conjugale en Belgique : 51% estiment qu’elle a « un peu » ou « fortement augmenté » dans le courant des 10 dernières années... tandis qu’à peine 8% estiment qu’elle a régressé (le solde des personnes interrogées ne se prononçant pas ou estimant qu’elle s’est stabilisée).
Le stress lié au travail, le chômage en accusation
Alors que l’estimation de l’ampleur des problèmes est assez correcte, le Belge francophone surestime donc l’évolution de la violence conjugale (qui a en réalité peu évolué durant les dernières années) : probablement considère-t-il que les facteurs prédisposant à la violence conjugale sont, eux, occupés à se renforcer ; ces facteurs sont essentiellement d’ordre économique, conjoncturel. 39 % des personnes interrogées estiment que le stress lié au travail est un des facteurs qui déterminent l’augmentation de la violence au sein d’un couple. 39 % également déclarent que la crise économique, le chômage, une certaine « insécurité sociale » entraîneraient ce comportement violent. Remarquons que très peu de personnes (5 %) invoquent l’impunité comme une explication possible de l’évolution de la violence conjugale. La législation est en effet (très) mal connue et les perceptions de son efficacité sont très mitigées.

Une législation très peu connue
La connaissance « précise » des possibilités répressives n’est donc le fait que d’1 sondé sur 10 ; il s’avère en outre qu’il n’y a qu’une faible minorité de Belges francophones qui présument qu’une législation répressive pourrait influencer à la baisse la violence conjugale. Une problématique qui, dans l’état actuel de la connaissance de cette législation, semble donc devoir se régler dans le cadre du cercle familial, éventuellement élargi à des proches.

15:05 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note |  Facebook |

10.05.2007

Rester ou partir...

Violences entre partenaires. Que faire ?

Rester ou partir ...


Il est de toute façon primordial de maintenir le dialogue avec des personnes de votre entourage et des professionnels qui peuvent vous aider.

SI VOUS DÉCIDEZ DE RESTER

Choisissez une personne de confiance :

 • qui gardera des numéros de téléphone importants à portée de mains
• avec qui vous conviendrez d’un code d’alerte pour les cas d’urgence, qu’elle puisse prévenir la police
• qui conservera vos papiers importants ou une copie
• qui gardera, en cas de départ précipité, un sac d’effets personnels appartenant à vous et vos enfants.

•Informez vos enfants de la conduite à adopter : où se réfugier, qui appeler...


SI VOUS DÉCIDEZ DE PARTIR

Que vous soyez mariée ou non, vous pouvez quitter votre domicile et vous réfugier dans un lieu de votre choix avec vos enfants :

 • dans la famille
• chez des amis
• dans un centre d’accueil spécialisé
• dans un lieu d’hébergement temporaire sur proposition des assistantes aux victimes des zones de police

Une fois en sécurité, vous pourrez, si vous le désirez, entamer des procédures en justice (séparation provisoire, de fait, divorce) qui permettront de faire valoir vos droits par rapport à vos enfants,
votre logement, vos biens.

QUEL QUE SOIT VOTRE CHOIX

Il est toujours possible d’être aidée, écoutée, orientée et soutenue :

• par le bureau de police de votre choix
• par le service d’Accueil des victimes
• par le service d’aide aux justiciables
• par un avocat. Si vous êtes sans revenu, vous pouvez demander
une aide pro deo. Il est important d’aller consulter votre
médecin qui vous apportera écoute et soutien en toute confidentialité
et dressera un certificat médical constatant votre état de santé physique et psychologique : preuve précieuse pour faire valoir vos droits en justice.

«Rien ne justifie la violence d’une personne à l’égard d’une autre.»

11:28 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note |  Facebook |

09.05.2007

Violences version Diam's

"C'était un samedi soir
Avec mon mec on avait pas d'histoire
Il m'a dit bébé viens voir on va faire un petit tour au square
Pas de problème, j'étais partante, tous les 2 on s'aime,
tous les 2 on s'aide et on kiffe une relation saine
Ca faisait 3, 4 mois et on était bien,
on avait rien mais peu importe on était bien
Donc vient ce fameux soir, on se promène
On ira loin j'te le promets
J'crois qu'on s'aimait trop même

Au fil du temps j'le vois fronçer les sourcils
Je m'adoucis
Qu'est ce qui se passe bébé dis-moi t'as un souci?
Ca sentais le roussis mais moi j'suis conne et j'suis resté
Et il m'a dit:
Tu vois tous tes copains, j'commence trop à les détester
Mais bébé, j'fais du rap j'aime c'que j'fais, eux c'est des potes
Mon mec s'énerve, cogne des voitureset casse des portes
Loin de me douter que sur moi il lèverai la main
Putain si j'avais su, crois moi je serais bien loin

Je crois qu'on s'aimait trop même
Putain si j'avais su crois moi je serais bien loin {x2}

Jétais perdue, en panique sur le trottoir, j'voulais rentrer;
pas de RER. 1h du mat il est trop tard
Il me dit:
Tu restes avec moi, c'est rien ça va passé
1 minutes après j'ai juste sentie mes côtes se casser
Quand t'as mal tu dis plus rien t'encaisses et t'encaisses
Tes larmes coulent, ton poul est en baisse puis en baisse
Il m'a enlevé, m'a embrouillé et m'a dit:
Ferme ta gueule Mélanie, dis à ta mère que tu rentres mardi

Il me donnait des coups trops lourds, des coups trops violents
Puis il me donnait des coups de coudes en tenant son volant
J'avais mal et j'ai rien dit, j'ai eu peur et j'ai souffert
Fermer les yeux, baisser la tête, c'est tout ce que j'ai su faire
L'amour rend aveugle, mais j'ai tout vu
C'était écrit malheureusement j'avais pas tout lu
J'ai eu mal et j'ai rien dit, il m'a menacé de mort,
J'étais bloqué j'avais peur mais je crois que j'ai eu tort

Quand t'as mal tu dis plus rien t'encaisses et t'encaisses
J'avais mal et j'ai rien dit j'ai eu peur et j'ai souffert

Durant 6 mois j'ai enduré j'ai pris les coups sans rien dire
En m'promettant que si il recommençait et bien j'allais partir
Mais à chaque fois c'était la même
J'avais trop peur qu'il me tue de ses faits et gestes, de peur d'être 
battue
Il avait réussi à me faire croire que rien ne l'arrêterait
Ni la police, ni ma mère, ni mon espoir
Portant y'a pas de surhomme, maintenant je le sais
Y a pas de sérum pour effacer les traces qu'il m'a laissées
C'est en rentrant mardi avec du sang sur mon visage
que ma mère a composé le 17 pour un témoignage

Mais tu sais pas toi comme ça fait mal quand l'homme cogne
J'te parle des grosses blessures, pas de petites éraflures....

Ca fait 4 ans mais j'oublie pas
J' mendors avec ça, j'me lève avec ça
Ca fait mal
Comprend que j'puisse plus donner du coeur...."

 

Diam's

 

10:56 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |  Facebook |

02.05.2007

Couple... mode d'emploi!

Pour mieux cerner le dysfonctionnement d'un couple, rien de tel qu'essayer de comprendre son bon fonctionnement ! Comment se construit un couple? Comment, à l'inverse, peut-il un jour s'auto-détruire?

 

Commençons par le commencement. Le premier moment: la rencontre! Elle se construit sur ce qu'on nomme le "coup de foudre". Le temps est alors figé. L'autre pense que le nouveau partenaire est idéal, que la relation est idéale et il croit être la personne idéale qu'il faut à son partenaire. On se trouve du côté du parfait, du merveilleux. On se trouve dans un moment d'idéalisation appelé aussi "Lune de miel". Mais, l'ennemi du couple, c'est le temps qui amène, avec le quotidien, son lot d'insatisfactions, de déceptions. L'autre est bien mais, il a des p'tits défauts, des divergences d'idées etc... On arrive dans une phase d'écart entre l'idéalisation et la réalité qui finit inévitablement par apparaître.

Un couple est donc une construction qui s'inscrit dans le temps. La question est de savoir comment faire durer ce lien amoureux au fil des années. Il est important de réinventer ce lien, de renouveler la relation. Pour pouvoir durer le couple a besoin de savoir gérer les déceptions... La crise a une fonction "matûrante". C'est ce qui différencie normalement un couple d'adolescents, d'un couple d'adultes. L'adolescent ne sait pas gérer l'insatisfaction qu'il trouve inacceptable, dès qu'elle arrive, il change de partenaire. Un couple sain d'adultes arrive lui à gérer aussi bien l'écartement (désaccord) que le rapprochement. Il navigue ainsi sans cesse entre la ressemblance (intimité) et la différence (liberté), et cela le nourrit, le fait avancer.

Mais, il arrive que des adultes, tout en maintenant leur couple, ne sachent pas non plus gérer la frustration des déceptions.

C'est ce qui nous amène à traiter de deux sortes de dérives comportementales qui engendrent des violences conjugales, "le couple symétrique" et "le différentiel complémentaire".


Le couple "symétrique":
Le couple s'enferme dans une relation de ressemblance pour éviter de rompre cet idéal du début. Concrètement, inconsciemment ils s'accordent sur le fait que leur couple est et restera idéal et ils construisent leur histoire sur "on est toujours d'accord". La seule manière d'y arriver est que l'un des partenaires se greffe sur l'autre, s'éteigne et que l'autre partenaire prenne possession de lui. Nous sommes alors dans une "absolue identité". La violence apparait quand le partenaire qui s'est greffé sur l'autre émet un avis, une opinion, dit quelque chose qui trangresse l'idéal en montrant son désaccord ou ses divergences. La violence sera alors utilisée pour amener l'autre à retrouver sa position de silence, déjouer la menace et retablir leur relation idéale. Pour ce faire, la violence prend souvent la forme de mécanismes d'intimidation, voire d'humiliation.


Couple basé sur le "différenciel complémentaire":

Le principe assez simple:l'un des 2 est moins que l'autre. Et tout deux ne reviennent pas sur ce "protocole". Pas de plainte, de revendication. Celui qui fait l'objet de cette infériorité est persuadé que c'est légitime et normal. Le "supérieur" à force d'humiliation ou violences psychologiques en tout genre (isolement) est propriétaire des pensées et du corps de sa victime. Cela va faire sursauter certaines d'entre vous, mais, il est prouvé que dans ces circonstances, la violence est malheureusement une et parfois la seule manière qu'ait la victime pour exister un peu. Ainsi, prenons le cas d'un enfant qui fait sans cesse l'objet de critiques, de dénigrements de la part de ses parents. Cet enfant va tout faire pour être la risée une fois encore de ses géniteurs parce que tragiquement c'est la seule manière qu'il ait trouvé pour avoir un semblant d'attention... même malveillante! Juste un peu d'attention pour qu'il se sente exister malgré tout...

11:47 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

26.01.2007

Syndrôme Nelly Furtado

Fin des années 60', Nelly Furtado, la trentaine. Elle habite New-York, dans un bloc d'habitation. Elle est serveuse. Ce jour là, elle ne rentre pas très tard. Passe le portail de son lotissement et se fait aborder par son agresseur.  Il tente de voler son sac, la frappe, la violence monte. Il la jette à terre, la roue de coups, la viole et finit par l'assassiner. La scène dure 20 horribles minutes. A New-York, à cet endroit, en à peine deux minutes, la police est sur place. Ils sont 18! 18 témoins à avoir suivi cette mise à mort, durant 20 longues minutes, de derrière leur fenêtre, de leur balcon, à, à peine 10 mètres du lieu du crime. 18 et personne n'a bougé. Personne n'a appelé les secours. Suite à cet incompréhensible situation, des psychologues ont interrogé les témoins, ont étudié l'effet de groupe qu'il en découlait. Ainsi, naissait la psychosociologie et avec elle, cet incroyable fait: plus on est à être témoins de scènes insoutenables moins on réagit! Les victimes de violences conjugales dépendent également de ce syndrôme de Nelly Furtado conjugué à l'hyper individualisme de notre époque. Peu de gens bougent quand les cris s'élèvent, peu de gens se mobilisent face à des situations de détresse parce qu'on pense que l'autre le fera à sa place, qu'il doit trouver également la situation inhumaine! A méditer...

15:22 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note |  Facebook |

25.01.2007

Emprise-suite

Prenons un autre cas d'emprise bien concrète qui apparait de temps en temps dans l'enfer des violences conjugales.

A la base: Monsieur présente des troubles de la sexualité; impuissance, éjaculation précoce, manque de désir... L'émotion accompagnée à ces troubles est immanquablement la honte! Cette honte n'appartient encore qu'au protocole relationnel du couple: seule madame est le témoin de l'impuissance de Monsieur. Mais, ce sentiment peut devenir insurmontable et Monsieur, dans cette honte qui lui génère un mal de vivre, peut développer l'envie secrète de détruire son témoin, la seule personne qui sait et ainsi faire disparaître cette honte. Il tentera généralement de rendre sa compagne silencieuse, en la menaçant de divulguer CE problème à l'extérieur de leur couple. Il utilisera l'emprise: la capture de conscience de l'autre mais également la terreur (menace de tuer l'autre) pour étouffer la honte qui est bien en lui! Ainsi, Madame essuiera les humiliations à répétition et les critiques sur son physique,... L'agresseur la rendra responsable de son manque d'appétit, de désir et de performances sexuels. La femme convaincue de sa responsabilité gardera le silence et évitera de colporter à l'extérieur cette honte à présent déplacée sur elle.

11:46 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24.01.2007

Désemprisonnez-moi!

Parlons un peu de l'emprise: véritable pilier de la violence conjugale! L'emprise est un mécanisme pervers à la portée de tout un chacun. Son principe est plus que simple, ses effets dévastateurs. Ainsi, quittons un moment le domaine des violences conjugales et penchons nous sur un exemple tout à fait ahurissant: comment  arrive-t-on en moins d'une semaine à faire de son enfant un délinquant? Rien de plus facile.

Lundi votre enfant revient comme à son habitude à 16h30 de l'école: vous l'enguirlandez! Il s'étonne, vous demande pourquoi vous vous énervez et vous lui dites:"tu sais très bien pourquoi!".

Mardi ce même enfant revient à nouveau à 16h30. Vous le félicitez.

Intrigué, le mercredi, il rentre une heure à l'avance. Vous vous énervez sur lui. Il vous demande une fois de plus ce qui vous arrive et vous lui dites: "Tu le sais très bien"!

Le jeudi, l'enfant revient en retard, vous le félicitez.

Le vendredi... il rentrera à coup sûr à 4 heures du matin, complètement déboussolé et démoli psychologiquement.

Cet exemple pour exposer la logique mise en place par certains conjoints violents: l'emprise.

Avoir une emprise sur sa partenaire, c'est lui supprimer toute capacité à réfléchir, à penser par elle-même. Pour ce faire, chaque jour, chaque moment ne correspond plus à aucune logique, et surtout ne permet plus à la victime aucune anticipation sur les comportements de son bourreau. Petit exemple parmi tant d'autres: madame est élégante un matin, son conjoint la soupçonne de s'être apprêtée pour plaire à son collègue. Le lendemain, madame est à nouveau bien coquette, son conjoint se réjouit et lui dit qu'il apprécie qu'elle se fasse belle pour lui. Le mercredi, Madame est sous emprise car elle ne sait plus que penser et s'en remet à son bourreau pour lui dire comment elle doit s'habiller cette fois!

L'emprise c'est ça! Le but étant que la victime ne pense plus. Qu'elle ne réagisse plus qu'aux injonctions de son compagnon. Plus aucune rebellion, plus aucun esprit critique, étouffement de la personnalité, isolement de la victime... C'est l'aliénation mentale... et la porte ouverte aux coups, car quand la victime reprend un peu ses esprits et se révolte: la violence physique s'installe!

13:30 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

05.01.2007

Prendre le mâle à la racine!

Réaction d'Isabeau:"Tout d'abord bonne année. Je suis d'accord qu'il y a eu pas mal de prises de consciences, mais lorsqu'on le vit vraiment, on constate que cela reste tout de même encore très théorique. Il y a encore un long chemin à faire. Ce que je trouve le plus triste, c'est que les gens en général banalisent le fait que l'on soit une femme battue. Beaucoup cautionnent l'auteur. Cette indifférence me mettrait hors de moi. Personne ne peut comprendre que les cicatrices internes qui ne s'effaceront jamais font très mal et reviennent nous hanter à n'importe quel moment. "

 

Merci Isabeau pour vos bons voeux. C'est vrai qu'il reste encore énormémement de chemin à parcourir. Mais, l'important pour le moment, c'est que ce parcours soit enfin balisé! La justice, la police, les institutions comme la mienne qui travaillent beaucoup sur la prévention, les centres d'accueil, les aides sociales etc... oeuvrent de concert pour que la "machine " fonctionne adéquatement. Ceci dit, vous avez raison, le nombre de dossier lié aux violences conjugales qui arrivent aux parquets est effrayant. 50 nouveaux dossiers par semaine en Province de Namur, 100 en province de Liège, une centaine également dans le Hainaut. C'est pour cela qu'il est important de prendre le mâle à la racine! Par définition, on parle de violences conjugales quand il y a récidive, quand il y a une fréquence des coups, des insultes. Dans ces cas, il n'est évidemment plus possible d'avoir recours à la thérapie conjugale pour rétablir la situation. Le déséquilibre, le pouvoir du dominant sur le dominé est tel que c'est indépendemment l'un de l'autre qu'on doit leur trouver une solution. Praxis pour les agresseurs est LA solution idéale, non seulement pour responsabiliser l'auteur, mais aussi pour éviter la récidive et la reproduction de la part des enfants etc.  C'est pour cela que les actions de prévention ont aussi toute leur importance. Avant que le vers ne soit dans le fruit... 

13:40 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

Agresseurs sous contrôle

Bonne année à tous et à toutes. Que 2007 vous livre LA solution tant espérée, l'issue à tous vos tourments, vous apporte une vie sereine et tranquille en vous rendant votre dignité.

En ce tout début d'année, Pierre nous demande: "Pourquoi ne parler que des victimes, les "boureaux" n'ont ils pas le droit à recevoir des conseils pour se maitriser, Merci"

Cher Pierre, c'est une très bonne question. Il existe bel et bien, en Belgique, des professionnels qui accompagnent les auteurs de violences conjugales. Cette association s'appelle PRAXIS. L'essentiel de leur travail est effectué avec des auteurs mis entre les mains de la justice. La formation de Praxis est, en effet, reconnue par notre système judiciaire comme une mesure de médiation pénale (l'auteur a été déféré devant le Parquet mais son jugement est suspendu, sur accord aussi de la victime, par la formation de Praxis) ou une mesure de probation (l'auteur a été reconnu coupable des faits par jugement du tribunal mais sa peine est remplacée par cette formation Praxis). Cepenfant, Praxis organise également des groupes de responsabilisation "spontanés". Des agresseurs désireux de mettre un terme à leur actes peuvent spontanément se présenter auprès de Praxis pour suivre ces formations et intégrer un groupe de 9 participants. Dans ces groupes, les agresseurs peuvent librement parler d'eux et des différentes formes de violences exercées ou subies, entendre le vécu des autres violents, leur point de vue sur les actes posés dans le respect et le soutien. Ces groupes sont animés par un homme et une femme. Voici quelques autres informations utiles sur le pourquoi de ces responsabilisation en groupe que vous trouverez sur le site de Praxis ainsi que les coordonnées de cette association:

L’objectif de responsabilisation

"L’objectif de responsabilisation poursuivi vise à ce que le participant s’approprie cette contrainte. Pour atteindre cet objectif, Praxis développe un travail en groupe qui demande au participant l’engagement de :

    • Cesser toute violence physique et diminuer toutes autres formes de violence.
    • Reconnaître ses attitudes et ses actes de violence, ainsi que leurs conséquences et leurs effets sur soi et ses proches, singulièrement les membres de sa famille.
    • Identifier et modifier les idées, les principes, les croyances qui servent à justifier le recours à la violence.
    • Reconnaître et utiliser sa capacité à développer une variété de façons de réagir, et apprendre à exprimer une grande diversité d’émotions.
    • Comprendre les liens entre la consommation d’alcool, ou de produits psychotropes, et les comportements de violence au sein de sa famille.

Cette étape de responsabilisation est incontournable dans un processus de changement."

 

Praxis: Liège  04 228 12 28  -  Bruxelles 02 / 217 98 70

 

11:50 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

19.12.2006

Petits tuyaux pour l'éviter!

La stratégie de l'évitement est une stratégie préventive aux coups!

La violence est cyclique, c'est d'ailleurs le fait qu'elle se répète régulièrement qui la définit comme violence conjugale. Comme elle se produit malheureusement souvent, avec un peu d'attention, il est possible de remarquer la périodicité approximative des crises. Ainsi, tenez un petit carnet dans lequel vous pourrez noter la date de chaque scène et l'élément déclencheur pour analyser au mieux la situation que vous vivez. Lorsque vous êtes dans une phase, dite Lune de Miel, période succédant à une crise de violence durant laquelle votre conjoint s'excuse, regrette, redevient terriblement amoureux... vous allez immanquablement entrer à nouveau dans une phase ascendante qui mène à une nouvelle crise, de nouveaux débordements.

Les femmes qui vivent la violence connaissent bien les prémices de la crise. Certains indices ne trompent pas: la tension monte, les sautes d'humeur se font de plus en pus fréquentes et de plus en plus rapprochées, les remarques, injures, reproches commencent à pleuvoir... bref, votre conjoint cherche la porte d'entrée du conflit! Il faut alors faire preuve de bon sens, sachant que la suite de cette phase est presque inévitable. C'est pour cela qu'en ces moments, il faut sortir le plus souvent de la maison en prenant des prétextes "respectables" (faire des courses, des démarches administratives, emmener les enfants jouer à l'extérieur). Il est important de choisir des sorties qui ne lui donnent pas une raison de plus de vous faire des reproches et qui ne puissent le rendre soupçonneux ou jaloux.

Evitez autant que possible de vous retrouver seule de longs moments avec lui. Une indication très précieuse: les crises surviennent la plupart du temps le soir ou le week-end au moment où il y a moins d'activité où le huis clos est favorisé, la consommation d'alcool facilitée. Remplissez donc au maximum ces temps ou fuyez-les si vous le pouvez.

Lorsque vous sentez que la crise est proche, confiez vos enfants à la famille ou des amis en trouvant des prétextes comme des obligations ou une grande fatigue de votre part. Préserver vos enfants des violences, c'est aussi soulager votre coeur de mère. Les mettre à l'abri, ne pas culpabiliser mais au contraire savoir que vous les avez protégé, vous aidera à récupérer des forces morales.

Quand la crise est imminente, choisissez des attitudes, des mots qui peuvent arriver à stabiliser l'humeur agressive et menaçante de votre conjoint. Ainsi, évitez toutes les phrases ou les comportements déclencheurs ou aggravants et favorisez au contraire sa conviction de maîtriser votre vie et votre univers. En apparence, vous vous soumettez, mais parallèlement vous entamez un travail souterrain de résistance!

Oubliez votre orgueil et apprenez à mentir et à tricher aussi bien que lui! Il faut déployer des talents de comédienne, n'ayez aucun scrupule et oubliez à ce moment tous vos pincipes moraux! Il ment? Mentez! Il triche? Trichez! Il vous manipule? A votre tour de le manipuler. C'est le prix de votre liberté future car même si vous ne pourrez pas supprimer les crises, peut-être pourrez-vous en contourner certaines, les espacer et ainsi récupérer du temps précieux pour reprendre de l'énergie, vos esprits et préparer éventuellement votre départ!

11:00 Écrit par Votre petite aide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |  Facebook |